Pourquoi ai-je mal pendant les rapports alors que mes examens sont normaux ?
Vous avez mal pendant les rapports sexuels, vous avez consulté plusieurs gynécologues, réalisé des examens, peut-être même plusieurs fois. Et pourtant, on vous dit que tout est normal. Mais vous, vous le savez, vous le sentez dans votre corps : vous avez mal.
Alors une question peut finir par s'installer : « Si tout est normal, pourquoi est-ce que j'ai mal ? »
Et parfois, cette situation est particulièrement déstabilisante parce qu'il est difficile de faire comprendre une douleur qui ne se voit pas et parce qu'après plusieurs consultations rassurantes, on peut finir par se demander si l'on exagère, si l'on est trop sensible, ou si « tout est dans la tête » Non. Une douleur ressentie est une douleur réelle.
Un examen médical dit "normal" ne signifie pas que votre douleur n'existe pas.

Avoir mal pendant les rapports : de quoi parle-t-on ?
Les douleurs pendant les rapports sont regroupées sous le terme médical de dyspareunie.
La douleur peut être ressentie à l'entrée du vagin, au niveau de la vulve, plus profondément dans le bassin, au moment de la pénétration ou après le rapport. Elle peut prendre différentes formes : brûlure, irritation, tiraillement, sensation de coupure, douleur profonde ou encore impression que le corps se contracte.
Les causes de ces douleurs peuvent être nombreuses et multifactorielles : infection, lésion, inflammation, endométriose, modifications hormonales, sécheresse vulvovaginale, contraction du plancher pelvien aussi appelé vaginisme, vulvodynie, varices pelviennes...
Parfois, plusieurs facteurs se mêlent et c'est notamment pour cela qu'une douleur pendant les rapports mérite d'être considérée dans sa globalité, entendue et écoutée.
« Pourtant, mes examens sont normaux… »
Il important de rappeler ici que certains troubles peuvent parfois prendre plusieurs années avant d'être diagnostiqué. C'est notamment le cas de la vulvodynie : pour les vestibulodynies, le délai moyen entre l'apparition des douleurs et le diagnostic est estimé à environ 5 ans.
Le vaginisme peut lui aussi rester longtemps non identifié. Les études montrent que certaines femmes consultent plusieurs professionnels et peuvent attendre plusieurs années avant d'obtenir un diagnostic adapté, avec des délais pouvant atteindre 5 à 10 ans dans certaines situations.
Pourtant, ne pas avoir encore de diagnostic ne signifie pas ne pas avoir de problème.
Cela peut simplement signifier que la situation nécessite une évaluation plus spécialisée et que plusieurs pistes doivent parfois être explorées avant de comprendre ce qui se passe.
Que faire lorsque les examens ne montrent rien ?
La première chose est de ne pas rester seule avec cette douleur. Si vous avez des douleurs pendant les rapports, un avis médical reste important et nécessaire afin de rechercher une éventuelle cause gynécologique, infectieuse, hormonale ou autre.
Il semble important de pouvoir consulter des professionnels spécialisés. Aujourd'hui encore, certains gynécologues, sages femmes ne sont pas suffisamment formés et/ou informés et ne sont pas en mesure de détecter certains troubles. Il est nécessaire de se rapprocher de centres spécialisés, c'est le cas à Bordeaux avec le centre VIV MED — Centre expert des troubles vulvo-vaginaux et périnéaux.
Selon la situation, d'autres professionnels peuvent également intervenir dans le parcours : sage-femme, kinésithérapeute spécialisé en rééducation pelvi-périnéale ou professionnel spécialisé dans les douleurs vulvaires (hypnothérapeute, sexologue.) Vous pouvez retrouver un annuaire de personnes spécialisés avec Les Clefs de Vénus L'annuaire des professionnels de santé - Les Clés de Vénus
La prise en charge peut être différente selon l'origine et les mécanismes de la douleur. Elle peut notamment associer traitement de la cause identifiée, kinésithérapie du plancher pelvien, travail progressif autour de la pénétration ou accompagnement psychologique lorsque cela est pertinent. Il peut d'ailleurs intéressant de mettre en place un travail pluridisciplinaire.
Quelle place pour l'hypnose lorsque les rapports sont douloureux ?
L'hypnose peut trouver sa place en complément d’une prise en charge adaptée, lorsque les douleurs ont également une répercussion sur le rapport au corps, à la sexualité ou sur la manière dont on vit avec la douleur. En effet, l’hypnose ne permet pas de rechercher la cause d’une douleur et ne remplace pas un suivi médical mais vient en complément.
Après des mois ou parfois des années de douleurs, il n’est pas rare que la relation au corps se soit transformée. On peut appréhender un rapport avant même qu’il ne commence, se tendre sans le vouloir, avoir peur d’avoir mal à nouveau, ne plus savoir comment écouter ses sensations, avoir perdu confiance en son corps, avoir une baisse voir un arrêt de libido etc
L’accompagnement par l’hypnose peut alors permettre de retrouver progressivement une relation plus sereine avec son corps et ses sensations.
En séance, nous pouvons notamment travailler autour de la sécurité corporelle, de l’écoute des sensations, de l’anticipation de la douleur, des réactions de protection du corps ou encore de certaines expériences qui ont pu être difficiles à vivre. Egalement, l'hypnothérapie permet de travail autour de la mémoire de la douleur et de la douleur neuropathique.
Il ne s’agit pas de demander au corps de « se détendre » ou de lui apprendre à ne plus avoir mal. Il s’agit plutôt de lui permettre de retrouver d’autres expériences que celles de la douleur, de la peur ou de la contrainte, à son rythme et dans le respect de ses limites.
L’objectif n’est pas de forcer une pénétration ni de faire disparaître la douleur à tout prix. C’est de retrouver progressivement un sentiment de confiance, de choix et de sécurité dans son propre corps.
Quand on a vécu de la douleur, de la peur ou des expériences qui ont fait perdre confiance, la tension peut être une réaction de protection. Avant de chercher à la faire disparaître, il peut être intéressant de comprendre ce qu’elle cherche à faire et de permettre au corps de découvrir progressivement qu’il peut fonctionner autrement.
L’hypnose permet aussi de travailler sans nécessairement commencer par la pénétration. Il est possible de revenir d’abord à des expériences très simples : ressentir son corps, retrouver ses sensations, identifier ce qui est agréable ou inconfortable, apprendre à dire oui ou non, sentir que l’on peut s’arrêter à tout moment. Parce que retrouver une sexualité plus sereine ne signifie pas uniquement parvenir à avoir une pénétration.
L’objectif n’est donc pas de forcer le corps à accepter ce qu’il refuse, ni de faire disparaître la douleur à tout prix. Il s’agit plutôt de retrouver progressivement une relation plus apaisée avec son corps, ses sensations et sa sexualité, à son rythme et dans le respect de ses limites.
Une Hypnothérapeute spécialisée en douleurs intimes proche de Bordeaux
Il est essentiel de pouvoir se réferer à des professionnels compétents et spécialisés sur ces sujets. Comme c'est le cas lorsque vous rechercher un kiné ou un ostéo spécialisé, trouver un hypnothérapeute spécialisé dans les douleurs intimes est tout aussi important.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver le travail de Justine Angibaud, Hypnothérapeute spécialisé en santé féminine, à Villenave d'Ornon, proche de Bordeaux. Hypnose Santé Féminine & Sexualité à Villenave d'Ornon Bordeaux | Justine Angibaud
Prise de rdv possible en ligne, en présentiel ou en visio : https://calendly.com/justine-angibaud-hypnose/seance-d-hypnotherapie




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